
Association Égyptologique Reine Élisabeth
Conférences
Musées Royaux d'Art et d'Histoire (MRAH), Parc du Cinquantenaire (Bruxelles)
Auditorium
En collaboration avec la Diffusion Culturelle et l'Educatieve en Culturele Dienst des MRAH
Saison
2012-2013:
Dimanche 21
octobre 2012, 10h30: Tanja POMMERENING (Prof. Dr., Johannes
Gutenberg-Universität Mainz): New insights into ancient
Egyptian medical prescriptions.
In the past,
ancient Egyptian remedies have been the focus of research by scientists from a
variety of disciplines, especially Egyptologists, historians of science,
physicians, biologists, and pharmacists. The first part of the lecture will
indicate reasons for the still remaining insufficiencies in modern research by
looking at the history of science. The second part will provide a
methodological discussion and basic insights which have enabled the speaker to
broaden our knowledge and to describe more precisely our understanding of
ancient Egyptian medicine. The aim of the lecture is to present new insights
into the medical world of ancient Egypt with its 2000 prescriptions and 1500
drugs.
Dimanche 2
décembre 2012, 10h30: Pierre TALLET (Prof., Université de Paris-Sorbonne): La cuisine des pharaons.
Les sources concernant l'alimentation dans l'Égypte antique sont
pauvres. L'art funéraire, retraçant la vie quotidienne de cette antiquité
orientale, les résume. On n'y trouvera pas à proprement parler des recettes de
cuisine, mais des informations sur les pratiques alimentaires. Les peintures
funéraires figurent ainsi les menus des morts chez qui était pratiquée
l'ouverture de la bouche pour leur redonner l'usage de leurs sens et leur
permettre de manger et de boire.
Ces informations sont cependant
généralement parcellaires, le plus souvent réduites à ce qui constituait la
base de l'alimentation nilotique: la bière - heneket -
et le pain. Certains monuments échappent néanmoins à cette règle
minimaliste: des maquettes en bois ou en céramique représentent des offrandes
plus élaborées. À ces informations s'ajoutent la conservation de restes
archéologiques de ces offrandes, analysables et plutôt bien conservés grâce à
l'aridité du climat, quelques listes d'ingrédients dont disposaient les
égyptiens et quelques textes, dont le De re coquinaria d'Apicius.
Dimanche 10
février 2013, 10h30: Vanessa BOSCHLOOS (Dr., Vrije Universiteit Brussel -
Koninklijke Musea voor Kunst en Geschiedenis): Egyptische scarabeezegels in
Syrië en Libanon.
De mestkever is één van de bekendste symbolen uit de
Egyptische kunst en scarabeevormige zegelamuletten waren bijgevolg zeer
populair, zowel in Egypte als daarbuiten. Ze duiken op in het hele Nabije
Oosten en het Middellandse Zeegebied. Hun verspreiding in Syrië en Libanon
(Tyr, Byblos, Oegarit, Mari…) en het ontstaan van lokale imitaties
weerspiegelen de aard van de relaties tussen Egypte en de Levant.
Dimanche 17 mars
2013, 10h30: Simon CONNOR (Aspirant du FRS-FNRS, Université Libre de
Bruxelles): La XIIIe dynastie: le pouvoir et les apparences.
La XIIIe dynastie
regorge de souverains: plus de 60 en à peine un siècle et demi. Si des troubles
ont eu lieu à la tête de l'État, entre 1800 et 1650 av. J.-C., l'art de cette
période continue de briller et de produire des œuvres originales. L'appareil
administratif de l'Égypte ne semble quant à lui en rien troublé. Plus que
jamais, les fonctionnaires manifestent leur influence à travers des productions
artistiques. À la différence de leurs prédécesseurs de l'Ancien et du début du
Moyen Empire, ces dignitaires ne cherchent plus à refléter leur statut par
d'imposants complexes funéraires, mais par la statuaire. Par elle, ils
matérialisent leur présence dans tous les sanctuaires. Ce moyen leur permet de
se trouver face aux divinités, de leur adresser leur vénération et de
bénéficier de leur protection et de leurs offrandes, mais aussi d'immortaliser
leur statut dans la pierre. Un message passe par le choix du matériau, du type
statuaire, par la physionomie de la statue et son emplacement dans le temple.
C'est ce discours que pouvait lire l'Égyptien de l'Antiquité et qu'il nous
appartient de chercher à décrypter. La statuaire de la XIIIe dynastie nous
permet ainsi de reconstituer les relations qui pouvaient exister entre les
différents membres de l'élite, entre le roi et ses sujets.
Dimanche
28 avril 2013, 10h30: assemblée générale de
l'Association. - L'assemblée générale sera suivie (11h) d'une conférence par
Mme Marie-Hélène MARGANNE (Université de Liège, CEDOPAL): La
restauration des papyrus de l'Université de Liège.
Dimanche
9 juin 2013, 10h30: Luc DELVAUX (Conservateur, MRAH): L'«Art du Contour» et le
dessin dans l'Égypte ancienne.
Dans l'Égypte ancienne, les dessinateurs et les peintres étaient
appelés «scribes des contours», l'art graphique égyptien se définissant, avant
tout par les tracés qui entourent les formes et les surfaces dans lesquelles
les couleurs peuvent s'exprimer, avec toute la richesse de leurs nuances. L'exposition
«L'art du contour», d'abord présentée au Musée du Louvre à Paris, sera
accueillie aux Musées royaux d'Art et d'Histoire à partir du 12 septembre 2013.
En soulignant l'importance du dessin dans la civilisation pharaonique, et en
explorant ses conventions, ses techniques, ses fonctions et ses usages, elle
conduit les visiteurs à la rencontre des artistes égyptiens, à travers leurs créations
les plus libres et spontanées comme dans leurs œuvres plus officielles. Cette
thématique suscite de multiples réflexions sur la notion d'«art» en Égypte
ancienne, sur notre propre perception des créations égyptiennes, ainsi que sur
la notion du beau, confrontée à la fonction des oeuvres élaborées par les artistes
de la vallée du Nil.
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